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Lagerfeld Confidentiel - un film de Rodolphe MarconiLagerfeld Confidentiel - un film de Rodolphe Marconi

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[ Interview de Rodolphe Marconi ]

Qu’est-ce qui vous a conduit à la forme documentaire ?
En fait, je n’avais jamais particulièrement pensé venir au documentaire. Je ne m’en sentais ni la capacité ni l’envie. C’est un système et des rouages que je ne connais pas. Certaines personnes le font très bien et pour moi le mot cinéma ne va pas sans le mot acteur. Mais dans une interview que j’avais donnée à un magazine, j’avais dit que si je devais réaliser un jour un documentaire, ce serait forcément le portrait de quelqu’un, et à l’époque, j’avais cité Karl Lagerfeld.

Il est vrai que votre film va à l’encontre des règles habituelles du genre…
Quand j’ai commencé à travailler sur le film, l’assistant avec lequel je collabore régulièrement m’a dit : « je vais t’aider, te montrer un maximum de DVD ». Mais je ne voulais surtout pas, et  je n’en ai d’ailleurs pas vu beaucoup - cela se repère sûrement dans le film ! - car je souhaitais arriver vierge sur le tournage.  Je ne comptais ni manipuler mon sujet, ni partir en sachant à l’avance ce que je voulais obtenir de Karl. C’était d’ailleurs un vrai problème quand j’allais voir les chaînes de télévision. On me disait : « quel est votre point de vue ? » alors que je ne voulais pas en avoir ! Si je cherchais quelque chose, c’est probablement la part d’enfance en Karl et essayer d’approcher une certaine vérité. Je voulais aussi comprendre comment on pouvait vivre seul et, à ce point, ne compter que sur soi-même. Mais le film s’est véritablement écrit au montage. Pendant le tournage, je souhaitais simplement filmer le plus possible et surtout rester au plus près de lui. Pour voir à qui j’avais affaire : je voulais me laisser libre et le laisser libre.

Pourquoi Karl Lagerfeld ?
Quitte à faire un portrait, autant le faire sur quelqu’un qui soit à la fois intelligent, drôle et mystérieux. Et puis je l’ai toujours aimé. Pour plusieurs raisons dont certaines restent obscures ou inconscientes. Je me rappelle aussi que mon premier professeur de dessin, quand j’avais 11 ans, m’avait parlé de Karl Lagerfeld, que je ne connaissais pas, et il m’avait dit : « c’est le plus grand et ce sera le plus grand ». A l’époque, ce qui était intéressant, c’est que Karl était considéré comme un personnage odieux et de mon côté, j’ai toujours aimé les gens odieux car je suis d’avis que c’est un comportement qui cache de belles choses. J’étais également fasciné par la répartie du personnage que je voyais à la télévision, un peu à l’image de Françoise Sagan : si elle n’était pas morte, j’aurais adoré faire un film sur Françoise Sagan.
Karl, comme elle, n’est pas politiquement correct. J’aimais bien son humour, sa vivacité d’esprit, sa façon de manier la langue française, j’aimais sa tête (c’est important) et par dessus tout : son look.

Vous décidez donc de réaliser un portrait de Karl Lagerfeld : comment obtenez-vous son accord ?
J’ai commencé par voir Caroline Lebar, son attachée de presse, qui ne m’a pas caché que j’étais la 100ème personne à vouloir réaliser un film sur Karl. Comme je n’aime pas beaucoup que l’on me dise non, j’ai insisté, je l’ai rappelée, j’ai déjeuné avec elle, et je l’ai revue régulièrement pendant trois mois. A chaque fois, elle me posait des questions sur mon projet, parallèlement elle menait de son côté une petite enquête sur moi et au bout de trois mois, elle m’a appelé en me disant : « vous déjeunez chez Karl demain à 12h».

Question triviale, mais comment s’habille-t-on pour aller déjeuner chez Karl Lagerfeld ?
J’y ai pensé un peu, en effet, mais ça s’est fini par un pull Thom Brown en cashmere gris qui n’a l’air de rien mais qui avait la particularité de n’avoir été vendu qu’à trois exemplaires dans le monde. Ce que je ne savais pas à l’époque, c’est que j’en avais acheté un et Karl avait acheté les deux autres…

Comment s’est passé ce premier rendez-vous ?
Il faut le vivre pour s’en rendre compte mais il faut savoir que lorsqu’il vous dit bonjour et qu’a priori votre tête ne lui déplait pas, Karl est d’une simplicité extrême. Il vous serre la main, une main chaleureuse et rassurante, il vous sourit et tout de suite vous êtes à l’aise. Cela peut paraître étrange mais il est impossible d’expliquer à quel point vous vous sentez en confiance quand il est à côté de vous. Comme un air qu’on ne respire pas ailleurs…
Et puis il dégage un tel charisme que tout vous semble plus facile. Et il sent extrêmement agréable. Il pourrait profiter de sa situation, de sa position, pour se comporter comme quelqu’un d’écrasant ou d’inaccessible, ou encore comme un « monsieur je sais tout » face à qui vous n’osez rien dire de peur de lancer une connerie.. et bien c’est l’inverse. Avec lui, très vite on sent que l’on peut tout dire, que l’on a le droit de penser différemment et surtout… plus on est soi-même plus ça lui plait.. En revanche, si vous jouez un jeu qui n’est pas le votre, ça peut être terrible pour vous, il s’en aperçoit immédiatement..
On a d’abord parlé de mode, de fringues,  puis des acteurs et du cinéma - il m’a dit que son film préféré était Les Dames du Bois de Boulogne de Bresson. Enfin, on a parlé de mon projet. Il m’a demandé ce que j’attendais de lui, et je lui ai répondu que je voulais être au plus près de lui, le filmer le plus possible. J’ai surtout insisté sur le fait que je voulais faire un film pour le cinéma, ce qui impliquait que j’aurais besoin de lui plusieurs semaines, pour ne pas dire plusieurs mois. Au départ, on s’était fixé quatre mois et le moins que l’on puisse dire, c’est que l’on s’est un peu éternisé : deux ans de tournage et un an de montage !

Connaissait-il votre travail de fiction ?
Je sais qu’il avait vu l’un de mes premiers films avant que je le rencontre puis je l’ai emmené à une projection de presse du Dernier Jour. Il en est sorti assez bouleversé, je crois que cela l’a rassuré, mais on avait déjà commencé le tournage à ce moment- là. Car quand je suis sorti de notre premier déjeuner, qui avait lieu un vendredi, il m’a demandé quand je voulais commencer et m’a spontanément proposé de démarrer le lundi suivant. Je suis donc arrivé chez lui le lundi matin avec ma caméra et mon micro… mais j’ai mis trois mois avant de pénétrer dans sa chambre !

Quelle a été votre première impression sur le « personnage » ? 
Les deux premiers mots qui me viennent toujours à l’esprit le concernant sont générosité et humour, car il ne réalise pas à quel point il donne simplement en  parlant, en étant lui-même. J’ajouterais dérision et intransigeance. Ce qui est déroutant, c’est qu’il a la tête comme une boule de cristal : une lucidité déroutante qui fait qu’il sait toujours, quand une personne entre dans la pièce, à qui il a à faire, même s’il ne la connaît pas. Il a un vrai don pour cerner les gens, sa première impression est très souvent la bonne. Ceci dit, au moment de commencer le tournage, je savais qu’il est toujours dangereux d’être fasciné ou d’admirer quelqu’un. Je savais aussi que l’on est souvent déçu par les gens que l’on idéalise. Vous imaginez à quel point j’étais excité : être le premier à filmer Karl Lagerfeld dans son quotidien ! Je me forçais donc à la prudence mais finalement, je n’ai jamais été déçu, bien au contraire. Je ne pensais pas qu’il serait possible, avec quelqu’un comme lui, de m’approcher si près de son intimité.

Dans le film, on sent bien à quel point Karl Lagerfeld est attaché à son indépendance et sa solitude : est-ce sa personnalité qui a dicté le fait que vous soyez seul à filmer - avec les contraintes techniques que cela implique - ou était-ce un choix prémédité de votre part?
Cela correspondait exactement à ce que je souhaitais pour le film : dès le départ, il était évident pour moi que tout serait tourné en lumière naturelle et sans ingénieur du son. C’était la condition sine qua non, selon moi,  pour « faire partie » de Karl, devenir l’une des nombreuses valises qu’il transporte toujours avec lui, être assimilé à tout le reste. Cela impliquait un côté artisanal qui me tenait à cœur pour casser l’image du personnage et imposer des choix visuels bruts. Le mixage a d’ailleurs été houleux car je ne voulais pas que l’on arrange le son, je voulais que le spectateur voie le film comme s’il le vivait. Une image léchée, autant qu’un son parfait, ne m’intéressaient pas. C’était aussi une question de fidélité : c’est incroyable de voir à quel point Karl ne se déconcentre jamais en dépit de la frénésie ambiante. Si le film avait été trop « javellisé », il aurait automatiquement perdu en identité. J’ai filmé seul avec une caméra Panasonic 3CCD et deux micros, un HF et un que je branchais sur la caméra pour les ambiances.

Vos films de fiction se démarquent notamment par la qualité de leur direction d’acteurs. Pensez-vous que cela a joué sur le fait que Karl Lagerfeld vous « adopte » aussi facilement ?
Disons qu’il n’y a pas un acteur dans mes films dont je ne sois pas tombé amoureux. J’ai besoin de ce sentiment à chaque fois. Et même si je n’ai pas du tout dirigé Karl, je pense avoir porté sur lui le regard de quelqu’un qui l’aimait en le filmant. Et ça, je crois qu’il l’a senti. Mais je savais aussi rester à ma place, et ne rien dire quand il le fallait, c’est une question de sensibilité. Je passais 50% du temps à penser à mon film et 50% à penser à ne pas me faire virer ! Il y a d’ailleurs certains jours où Karl refusait le micro : j’attendais donc une heure ou deux pour tourner. Mais au bout d’un an et demi à être présent tous les jours, il y a forcément une confiance qui s’installe, d’autant que je ne cherchais que la vérité : les documentaires semblent souvent aller contre leur sujet, moi je me contentais de vouloir montrer la réalité, et s’il n’y avait rien à dénoncer cela m’étais totalement égal.

Pourquoi avoir choisi de ne pas utiliser de voix off ?
Dès le départ, je savais que je ne voulais que sa voix. Quand nos conversations ont débuté – nous ne les appelions pas des interviews – j’ai très vite senti que j’avais de vraies pépites à ma disposition. Je ne voulais donc ni voix off ni inviter d’autres personnes parlant de lui. J’ai d’ailleurs coupé beaucoup de choses exceptionnelles parce qu’elles n’impliquaient pas que lui. Le monde entier a défilé devant ma caméra, j’aurais pu abuser du « name dropping » ! Mais ce n’est pas ce qui m’intéressait. De la même façon, je ne voulais pas déterminer les lieux où l’on se trouvait, je voulais garder l’idée d’une balade, ce qui correspond d’ailleurs à la personnalité internationale de Karl : il ne dort jamais plus de trois nuits d’affilée au même endroit, il ne se sent ni français, ni allemand mais européen.. peut être même international..

On est surpris de l’extrême timidité avec laquelle vous abordez certaines questions, notamment celle de la sexualité…
On s’en était déjà parlé hors caméra et c’est d’ailleurs l’une des raisons pour lesquelles je ne voulais pas utiliser de voix off : pour qu’on ne puisse pas imaginer que je racontais des histoires. Tout ce que dit Karl dans le film sort de sa bouche. Mais il est vrai que je suis souvent comme un enfant face à lui, il m’impressionnait parfois, surtout lorsqu’on se parlait devant la caméra... Pas au point de me paralyser, mais il impose un certain respect. Ceci dit, j’ai souvent été insolent, mais comme il le dit lui même, s’il n’y a que du respect, ça ne marche jamais.
Concernant les questions de la sexualité, je savais qu’il n’en avait jamais parlé en interview, dans des journaux ou à la télé et c’était important pour moi d’aborder la question.

Finalement, le film parle assez peu de mode…
Heureusement. Ce n’est pas un film sur la mode mais sur un homme qui s’est servi de la mode pour exister. J’ai voulu montrer un défilé Chanel parce que je le trouvais exceptionnel, très hitchcockien avec ses femmes drapées de noir, et particulièrement intéressant dans ce qu’il reflétait de la façon de travailler de Karl, notamment son rapport aux rêves. Pour autant, il était hors de question pour moi de faire un film sur la mode, et la place qu’elle prend dans le film est finalement assez proportionnelle à ce qu’elle représente dans le quotidien de Karl : il passe beaucoup de temps à lire des livres, à écrire des lettres, à lire les journaux dans toutes les langues, à faire des photos, à dessiner … Si bien qu’il n’arrive aux essayages qu’en fin de journée.

Après deux ans de tournage, vous vous êtes retrouvé avec près de 300 heures de rushes à monter : comment avez-vous abordé cette étape cruciale ?
J’ai commencé par chercher une monteuse qui ne me connaisse pas, qui n’ait aucune idée de mes certitudes ou de mes failles. Je voulais être brusqué et j’avais besoin d’un regard neuf car j’avais véritablement été sous perfusion de Karl pendant deux ans ! Du coup, j’avais peur de ne pas avoir une distance suffisante, d’être trop attaché à certaines séquences. Bref, j’ai choisi la seule monteuse qui m’a avoué n’être pas sure d’être à la hauteur de la tâche. Cela signifiait pour moi qu’elle était prête à chercher, à essayer des choses plutôt que de me les imposer. Elle avait fait de la fiction, du documentaire, mais aussi des films internes pour des maisons de couture : elle avait donc déjà une certaine sensibilité du milieu et elle était intriguée par Karl Lagerfeld sans avoir d’idées préconçues sur lui.

Concrètement, comment s’est construit le film ?
Nous avons passé les deux premiers mois à regarder tous les rushes, c’est-à-dire que j’ai passé 12 heures par jour à me refaire deux ans de vie ! Très vite, je me suis rendu compte que l’idée de raconter une histoire était un peu ridicule et j’ai préféré que le film prenne la forme d’une promenade avec plusieurs tableaux qui soient autant de pièces permettant au spectateur de construire son propre puzzle. L’idée était vraiment d’emmener le spectateur avec nous, pour que chacun ressorte du film avec sa propre vision. On dit que toutes les photos ressemblent au photographe qui les a prises, et je crois qu’il en est de même pour les films. Il y a une part enfantine qui ressort  du portrait de Karl, de même que l’on découvre plus de tendresse et de douceur en lui.

A-t-il été difficile d’arriver à une durée « raisonnable » ?
La première version faisait quatre heures ! J’aurais même pu faire une série, cela a été un enfer de couper ! On est resté un an sur le montage et la sélection est finalement venue de façon assez naturelle : j’avais envie d’une véritable homogénéité pour cette promenade, il ne fallait rien de superflu.

Comment avez-vous choisi les photos d’archives que l’on voit dans le film ?
Alors que j’étais déjà en montage, les archives de Chanel m’ont été ouvertes pendant deux mois et Karl m’a montré toutes ses photos : j’ai pu utiliser absolument tout ce que je voulais. Au début, je n’avais pas l’intention d’inclure de documents d’archive, je trouvais que cela faisait trop « cliché » de documentaire. Par ailleurs, cela ne correspondait pas à la personnalité de Karl, pour qui seuls comptent hier, aujourd’hui et demain. Et puis, je l’ai trouvé tellement beau ou décalé sur certaines photos que j’ai eu envie de faire partager ce témoignage d’une époque. Mais du coup, plutôt que de les éparpiller dans le film comme cela se fait couramment, j’ai voulu les regrouper pour en faire une parenthèse qui évoque sa jeunesse et certains moments de sa vie.

Qu’est-ce qui a dicté le choix de la musique ?
J’écoute de la musique du soir au matin et je suis arrivé au montage avec une centaine de CD. Après, s’est posé le problème des droits. Je n’ai pas toujours pu utiliser la musique de mon choix, mais il y a deux moments dans le film où j’étais sûr de vouloir quelque chose d’habité : pour la séquence en super 8 avec Karl enfant – il me fallait une musique qui rappelle l’été, le passé et l’innocence – et pour la séance photo un peu christique avec son modèle fétiche. A ces deux moments, j’avais besoin de la musique pour m’aider dans l’émotion. Par ailleurs, je m’en suis servi pour rythmer le film ou retrouver des ambiances. Il faut savoir qu’il y a toujours beaucoup de musique autour de Karl, notamment dans la scène du hangar à Biarritz, je trouvais important de retrouver l’atmosphère de cet instant.

A quel moment avez-vous montré le film à Karl Lagerfeld ?
Deux semaines après la fin du montage, dans une version qui est la même que celle que vous voyez aujourd’hui : il n’a rien touché. Je ne m’étais imposé aucune censure pendant le montage. On a regardé le film tous les deux dans une salle réservée pour l’occasion et à la fin, il s’est levé et m’a dit : « bravo, c’est très beau. Vous n’y allez pas de main morte mais bravo ». Plus tard, il m’a dit qu’il trouvait le film poétique et moderne, ça m’a fait plaisir.

Professionnellement, que retirez-vous de cette expérience ?
J’en tire l’envie de faire un film de fiction tout seul avec une caméra et deux acteurs ! aucune équipe pour vous dire que ce n’est pas possible, ou qu’on ne peut pas tourner parce qu’il pleut ou qu’un avion passe ou je ne sais quoi encore… donc je sais aujourd’hui que c’est quelque chose que je ferai… retrouver le plaisir intime de filmer comme on en a envie… 
Mais durant le tournage avec Karl, j’ai aussi beaucoup appris sur le rapport avec les gens dans mon travail. Sur un plateau, je suis plutôt du genre très attentionné, un peu trop gentil, mais comme le dit Françoise Sagan : « on peut perdre sa vie par politesse ». Karl m’a appris à d’abord m’occuper de moi et de mon travail plutôt qu’à être dans une exagération de souci pour les autres. Cela n’empêche pas de les respecter mais il est bon de garder une certaine distance. J’ai eu l’impression qu’il faisait très attention a ne pas être dans l’affectif avec les gens qui travaillent avec lui. Il faut séparer les choses et ne pas s’oublier en route. C’est un travail de chaque instant.

Et techniquement parlant ?
J’ai pris un tel plaisir à travailler seul, à ne pas devoir expliquer mon travail au moment où je le réalisais.. Un peintre, un écrivain ou un danseur sont seuls dans l’accomplissement de leur travail, alors qu’un réalisateur doit s’expliquer au moment où il tourne. Sur un tournage, il y a toute une équipe à occuper alors que pour Lagerfeld Confidentiel, j’avais une relation directe à la personne que je filmais, j’éprouvais la même sensation que j’éprouve en faisant des photos.

Comment s’est passé pour vous le retour à la réalité?
Cela a été difficile : après Karl, les gens me paraissaient fades. D’ailleurs, même pendant le tournage, mes amis en avaient marre, j’étais toujours en attente qu’il se passe quelque chose d’exceptionnel, mais la vie n’avait pas changé

FILMOGRAPHIE  DE  RODOLPHE  MARCONI

2004           
LE DERNIER JOUR (long métrage)
avec Gaspard Ulliel, Nicole Garcia, Bruno Todeschin

2002                      
DÉFENSE D’AIMER (long métrage)
avec Andrea Necci, Rodolphe Marconi, Ecco Danon

2001                       
CECI EST MON CORPS (long métrage)                      
avec Jane Birkin, Louis Garrel, Annie Girardot
Festival de Cannes 2001 – Quinzaine des Réalisateurs

2000
VILLA MEDICIS À ROME

1999           
STOP (court métrage)
primé au Festival de Cannes 1999