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Lagerfeld Confidentiel - un film de Rodolphe MarconiLagerfeld Confidentiel - un film de Rodolphe Marconi

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[ Réactions de Karl Lagerfeld ]

Votre impression après cette première projection en public ?
« C’est très différent (de la projection privée). C’est très étrange. C’est émouvant de le revoir. La dernière fois que Rodolphe a filmé, c’était il y a deux ans. J’ai vu le film il y a quelques mois et j’ai l’impression que ce n’est déjà plus le même film. Celui-ci est encore mieux ! Et aussi, en regardant, j’ai ce sentiment… que c’est moi à l’écran sans être vraiment moi. Ce n’est plus vraiment la même personne. Je peux me regarder sans penser « ah ! c’est moi », c’est très étrange »

« Je dois dire que Rodolphe filme très bien. Tout est élégant et beau. Ce n’est jamais banal. Ce n’est pas un film classique à propos de quelqu’un ou de son métier. D’ailleurs on dirait dans le film que je ne travaille jamais ! Ca me plait ! Ce film est quelque chose d’irréel ; quelque chose d’irréel sur une réalité. C’est pour cela, je crois, que Rodolphe a réussi une œuvre très moderne dans ce sens. »

Sur votre rencontre avec Rodolphe Marconi et la confiance que vous avez décidé de lui témoigner ?
« Rodolphe a un peu l’air d’un enfant, on ne se sent pas en danger… On a envie de lui faire confiance. Peut-être qu’il peut aussi être méchant, ça je ne sais pas. Bien sûr, j’avais vu ses films et ma confiance ne sort pas de nulle part ! Ce n’était pas une découverte. Pourtant je ne pouvais pas imaginer comment ce tournage se déroulerait. Je n’avais vraiment aucune idée. C’est un film unique ; je ne  me souviens pas avoir vu un film comme ça : ce n’est pas un film sur le travail ou l’œuvre d’un homme ; ce n’est pas un film sur une personne ; c’est un film sur la vie d’une personne ou l’idée qu’on se fait de sa vie. Je deviens une personne étrange, un film étrange. On ne sait plus très bien où on est, si on est sur terre ou en l’air. Il y a une humeur très poétique dans tout cela ; il y a de la poésie dans la vision de Rodolphe ; parce que ma vie n’est pas aussi poétique que cela. Mais dans ce film il y a une autre dimension, une dimension que le quotidien ne me donne pas. Et ce même quotidien filmé par Rodolphe devient une image poétique ; tout cela devient beau.
Il faut être très professionnel, pour pouvoir improviser. Cela me correspond. Je pense que cela correspond aussi à Rodolphe. »

Grégory Bernard (producteur)
« Oui Karl Lagerfeld et moi-même n’avions aucune idée où Rodolphe nous entraînerait mais nous avions envie de lui faire confiance, de nous laisser surprendre par le travail achevé. Il y a donc eu deux moments importants pour la liberté de Rodolphe dans le film, la première quand Karl Lagerfeld a permis à Rodolphe de le filmer. La seconde quand la production a donné toute la liberté pour le montage. J’ai découvert la version finale juste avant Karl Lagerfeld. »

Karl Lagerfeld
« J’aurais été très contre toute forme d’intervention de toute façon, puisque sinon le documentaire aurait été un film de commande de ma part, et c’est la dernière chose que j’aurais souhaité. Si vous acceptez qu’on fasse un film sur vous, il faut respecter les règles et laisser la créativité et la liberté au projet, sinon ce n’est pas la peine. J’ai trop de respect pour Rodolphe pour lui dire « montrez moi ça, montrez moi les rushes… », non, rien. Je connais son travail, je voulais une belle surprise et je suis comblé aujourd’hui. »